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Auteurs : Dufaux (scenario), Marini (dessins et couleurs) Editeur : Dargaud Résumé : A New York, une série de meurtres est commise, suivant un rituel énigmatique pour la police. Le point commun entre les cadavres ? Ceux-ci ont été vidés de leur sang et ne portent aucune trace de lésions, maladies ou autres signes de dégradation internes, alors même que la dernière victime était un drogué. Sur leurs murs, une inscription est systématiquement écrite au sang : « Your kingdom is doomed » et, derrière leur oreille droite, il y a toujours un kyste percé par une aiguille. |
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Critique personnelle : Critiquer Rapaces, c’est se frotter à une BD bien connue du 8ème art, dans le sens où on ne la présente plus. Adulée ou décriée, elle ne laisse pas le lecteur indifférent et compte des qualités indéniables, comme certaines faiblesses qui pourront décevoir certains lecteurs. Servie par un dessin de très haut niveau alliant maîtrise, dynamisme et élégance (Marini oblige), l’œuvre dépeint une New York désabusée, rongée du plus profond de ses entrailles par la corruption, menée par une élite obscure et malsaine qui fait des humains, pauvres ignorants, un gibier dont on scelle le sort entre deux verres de sang. Cet univers, réaliste sur le fond, retranscrit une atmosphère souvent pesante, parfois sordide, quelquefois glauque et ponctuellement racoleuse. Pas de fioritures inutiles, pas de langage romancé, les personnages s’inscrivent dans leur époque (ou non-époque, concernant les vampires) et peuvent séduire par leur naturel ou leur charme vénéneux. Ils demeurent par ailleurs crédibles, quoiqu’un peu convenus pour certains. Conçu comme un thriller, Rapaces marque par la gestion cinématographique de ses scènes (cadrages, enchaînements), la justesse de son trait et par le charisme de ses personnages centraux, Drago et Camilla en tête. Qui plus est, Marini joue avec les ressentis du lecteur par ses choix de couleurs et démontre combien le dessin est un vecteur de sensations, d’émotions, de ressenti. Néanmoins, la BD n’est pas qu’un thriller puisqu’au centre de son histoire se trouve le thème du vampirisme. Néanmoins, et au-delà des qualités évidentes précitées, quelles faiblesses pourrait-on alors trouver à cette série ? Selon nous, celles-ci résident dans plusieurs éléments mais ne contribuent pas à vraiment gâcher l’œuvre de manière globale (chacun sera ensuite libre de son ressenti) Quoiqu’il en soit, Rapaces reste une BD incontournable. Qu’on l’aime ou qu’on la déteste, on ne peut rester indifférent à cette fresque dont la modernité se maille de fantastique et dans laquelle le vampire « originel » au sens pur garde son caractère sauvage, bestial et prédateur. Son côté « rapace »...
Note finale : 8/10
Tails |
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