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Bilbo Le Hobbit

 

Titre : Bilbo Le Hobbit

Auteur : J.R.R. Tolkien (voir sa biographie)

Genre : Heroïc Fantasy

Résumé du premier tome :

Bilbo Baggins, comme tous les hobbits, est un petit être paisible. L'aventure tombe sur lui comme la foudre quand le magicien Gandalf et treize nains barbus viennent lui parler de trésor, d'expédition périlleuse à la Montagne Solitaire gardée par le grand dragon Smaug, car Bilbo partira avec eux !

 

 

Critique personnelle de l'oeuvre :

Quelle dure tâche de devoir critiquer cette œuvre majeure, car comment rester impartial avec un tel roman ?

Tout d’abord, il faut remettre cet ouvrage dans son contexte : J.R.R. Tolkien finit sa rédaction en 1936, voilà pourquoi il est considéré comme un classique de la littérature moderne en Fantasy. Quatorze ans plus tard, l'auteur travaille à la demande de lecteurs sur un cycle, le fameux Lords Of The Rings.

Si aujourd’hui l’histoire semble manquer cruellement d’originalité, il n’en était rien à l’époque. En effet, Elfes, magiciens, Dragons, Nains et toutes les autres créatures fantastiques envahissent nos romans et nos salles de cinéma ; seulement c’est engouement est plutôt récent et ne date certainement pas de 1936.

Présenter Bilbo le Hobbit comme un livre jeunesse serait le ranger dans une catégorie bien trop réductrice ; en effet, il représente d'une part une introduction au Seigneur des Anneaux, mais d’autres part l’histoire envoûtera même les plus grands.

Le décor planté, les Hobbits rapidement décrits, le voyage commence : un magicien, une marque sur la porte, treize Nains qui s’invitent et une effroyable quête qui débute. Et bien des péripéties pour Bilbo qui ne rêve que de son confortable trou, ne voulant surtout pas décevoir ses compagnons, usant de sa chance extraordinaire et sachant jouer de sa ruse. L’auteur nous décrit ce petit personnage (rappelons que les hobbits ont une taille atteignant la moitié de la nôtre) avec tellement de sensibilité que l’on finit vite par s’y attacher. On rencontre pour la première fois un Gandalf, vieux et puissant magicien, un Gollum, sombre et mystérieux, des Nains bourrus, orgueilleux et guerriers. On fait la connaissance d’autres personnages phares de la Terre du Milieu (comme Elrond, seigneur des Elfes) et d’autres races (les vils gobelins, les wargs : cruels loups, et nous en passons). Tous les stéréotypes actuels d’un roman de Fantasy sont réunis, mais rien ne choque quand on prend en considération son "statut" d'oeuvre fondatrice.

Même si la fin du roman est évidente, le lecteur est pris dans une ‘folle’ envie de poursuivre sa lecture jusqu’à la dernière page. En effet, la plume de Tolkien a quelque chose de particulier, ni trop simple, ni trop complexe, ne s’étendant pas sur des descriptions ennuyeuses sans pour autant est aller trop vite. L’aventure que va vivre notre petit être va le mener bien loin de sa Colline, au-dessous des montagnes, au-delà des plaines, au travers des forêts. Les noms des lieux (non traduits, alors qu’ils le sont dans la future trilogie) sont nombreux et peuvent perturber certains lecteurs ; cependant Tolkien y avait pensé et nous a laissé une partie de la carte des Terres du Milieu pour nous montrer clairement le périple de la compagnie. C’est un voyage très long qu’entreprend le petit groupe, et bien des dangers les guettent, mais Bilbo sera un allié de qualité : son étonnante chance les sauvera de bien des situations, ce qui peut sembler être une fin facile à l’auteur pour se « dépatouiller » parfois et agacer le lecteur s’imaginant déjà la communauté sauvée par la chance du hobbit.

Cependant, nous pouvons relever un petit défaut dans l’écriture : les batailles, plus ou moins épiques selon les situations, sont très, très rapides avec un maximum de cinq pages pour les plus grandes. On notera un style assez fluide et un récit sans trop de longueurs (excepté, peut-être, dans le bois de Mirkood) ; même si la traduction en français est bien loin d’être excellente, la lecture reste très agréable.

Pour conclure, un maître de la fantasy signant un chef-d’œuvre, premier ouvrage sur les Terres du Milieu et même premier roman pour l’auteur (même s’il l’a revu par la suite), il mérite bien son statut de livre culte !

Note finale : 9/10

Agân-Nâlo

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