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Auteur : Xavier Mauméjean (voir sa biographie) Genre : Fantasy Résumé du premier tome : Babylone, 565 av. J.-C. Sarban est encore un enfant quand il quitte la ferme familiale pour Babylone, et qu'il entre comme novice dans l'Ordre des accusateurs. " Ordre et Stabilité ", telle est la devise des juges, qui veillent au respect de la loi dans la cité. Quinze ans plus tard, Sarban est devenu un accusateur estimé et redouté. Un jour, les présages annoncent que |
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Critique personnelle du tome : Oubliez la fantasy médiévale, avec ses héros investis d'une quête ou devant sauver un monde plongé dans ses ombres ; oubliez les bestiaires si prisés en fantasy ; oubliez enfin les protagonistes dont les rôles et les motivations seront clairs pour chacun. Dans la rubrique du jour, nous essayons les mythes babyloniens, en 565 avant J-C. De quoi alimenter bien des appétits de nouveautés ! Dès les premières pages, le monde s'avère piquant, ainsi perdu dans ses contradictions, entre volonté d'affronter son destin, soumission aux divinités et respect d'usages tantôt modernes, avec une législation dont la complexité charme, tantôt archaïques. Le scénario soutient cette volonté avec des intrigues à la fois riches et saisissantes. La première moitié du récit étaie ainsi les institutions de Babylone et l'importance que revêtent ses croyances. Occasion aussi de décrire une société toute convertie à l'excellence de la législation, y compris quand celle-ci se montre autoritaire, absolue voire tyrannique. A vouloir régler chaque instant de la vie, les habitants ne se dirigeaient-ils pas vers leur dissolution ? Les protagonistes sont quant à eux attachants même si, vu le contexte, on ne saurait oublier leur part d'ombres. Car tous oscilleront dans les nuances de gris et devront choisir, avec colère ou résignation, entre leurs croyances les plus profondes, et ce qu'ils jugent plus important encore. Là aussi, leurs épreuves ne seront pas sans déchirements, et à plusieurs reprises on viendra à douter de leur réussite. Ajoutez à cela le rôle croissant des personnages féminins, un style qui frappe par sa finesse et la violence de ses propos (âme sensible s'abstenir ! Nous ne le dirons jamais assez : ce livre montre une violence basse, primaire, et pourrait choquer les lecteurs sensibles), et vous obtiendrez un roman à mettre entre presque toutes les mains. Même si le dernier tiers du récit paraît plus linéaire, et moins percutant sur le plan imaginatif, je ne saurais vous l'intimer avec plus de convictions : lisez Car je suis Légion, une expérience littéraire à n'en pas douter !
Note finale : 8.5/10 Sahagiel |
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