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Genre : Fantasy Titre : L'Histoire sans fin Résumé du tome : Bastien, un petit garçon de dix ans, déroba un jour un livre ancien qui le fascinait et se réfugia au grenier pour le lire. Mais ce livre n’était pas comme les autres... Il y était question d'un pays fantastique où vivaient une toute petite impératrice, des elfes, des monstres, un garçon à la peau verte... Un pays menacé de mort et rongé par un mal étrange. Et voilà que Bastien, irrésistiblement, entrait dans l'histoire, une histoire fantastique qui recommençait avec lui, L'Histoire sans fin... |
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Critique personnelle du cycle : Le film a marqué nos mémoires lorsque nous étions enfants. Mais L’histoire sans fin est d’abord un roman de Michael Ende, ancré dans l’imaginaire et apte à ressusciter, par une astucieuse mise en abîme, le plus grand rêve des jeunes lecteurs que nous avons tous été : celui de pénétrer et d’interagir dans l’univers du livre que nous parcourons de nos yeux émerveillés. Ainsi, il est facile de s’identifier au personnage de Bastien, et de prendre plaisir, à travers ses yeux, à suivre l’histoire d’Atreyu, une aventure des plus classiques mais efficace, dans un monde imaginaire peuplé de créatures fabuleuses. Il est surprenant de constater, à l’heure actuelle encore, à quel point Michael Ende est parvenu à créer un monde féerique mais dur et aventureux, tout en naviguant habilement parmi les clichés devenus par la suite récurrents du genre fantasy. Nous n’avons donc pas affaire à des copies d’Orc ni à des héros chargés de se dresser contre le mal ; non, Atreyu est encore « pur », il est déterminé à accomplir la mission qu’on lui a confié mais, ainsi qu’il le découvrira par la suite, il n’en est pas le dernier espoir mais constitue seulement le lien entre le problème et sa solution. Quant à l’ennemi, loin de n’être qu’un personnage maléfique à l’extrême, il s’avère mystérieux et dangereux de par sa nature même… car il n’est pas vivant ! L’écriture de l’auteur se révèle soignée et plaisante à lire, accessible aux plus jeunes sans pour autant dresser les cheveux des aînés par d’opinées maladresses stylistiques ; l’intrigue se déroule avec fluidité et ne se montre pas avare de surprises ni de rebondissements. Pour les aficionados du film, un mystère reste peut-être à élucider : mais que vient faire cette prétendue suite mal insérée nommée « L’histoire sans fin 2 » ? Eh bien quitte à surprendre les puristes, cette suite ne fait en fait que réparer l’intrigue, en adaptant ce qui n’est rien de moins que la deuxième moitié du roman. Certes, elle n’est pas super bien faite, le scénario prend pas mal de liberté, l’esprit de cette fameuse deuxième moitié n’est pas totalement respecté et surtout le début de ce second film s’insère mal à la suite du premier. Sur ce dernier point, la faute en revient principalement au premier opus qui présentait pour final une conclusion inventée, censée bien conclure le film mais coupant court à toute possibilité cohérente de réinsérer l’histoire sur ses rails d’origine. Quoiqu’il en soit, si vous avez vu le second film et que vous l’avez détesté, surtout n’ayez pas peur : le roman est bien mieux fait et plus cohérent, et les protagonistes doués d’’un charisme indéniable vous charmeront au moins autant que ceux que vous avez connus en premier. Rejeter la version originale serait une erreur, car là où la première partie relevait l’importance de la conservation de l’imaginaire, la seconde sert clairement à délimiter les frontières de la réalité et à démontrer qu’il est vital de malgré tout garder les pieds sur terre. Bref, rêver c’est bien, c’est même quasi-vital, mais il y a une limite… et cela, rare sont les œuvres fantastiques à oser le relever ! Du reste, la transformation de Bastien est un évènement relativement inédit dans la littérature fantastique, surtout à destination de la jeunesse, et rien que pour cette originalité le fait mérite d’être relevé. Le message est donc doublement symbolique, et c’est cette profondeur qui contribue à faire de L’histoire sans fin un ouvrage qui mérite réflexion, en plus de constituer une œuvre aussi mémorable que distrayante. Il s’agit donc d’un classique à ne pas manquer, dont peuvent profiter petits et grands ; la thématique est devenue courante mais rarement elle aura été traitée de façon si judicieuse et universelle.
Note finale : -- Sherryn |
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