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Genre : Fantasy Titre : Wariwulf Résumé du premier tome : "La Bête" est un jeune esclave doté d'une force surhumaine. |
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Critique personnelle du cycle : Avec Wariwulf, nous sommes confrontés à une difficulté : nous attacher au récit et aux protagonistes. L’auteur pèche par volonté de bien faire et multiplie les paragraphes narratifs, qui deviennent rapidement des pages entières consacrées à « décrire », sans dynamisme ni imprégnation. De fait, quand certaines découvertes augurent un rebondissement et instillent un soupçon de suspense, l’omniscience du narrateur gâche tout effet d’attente et nous révèle aussitôt les ficelles de l'intrigue. De quoi laisser perplexe ! Les héros restent de fait assez inaccessibles et ne déploieront guère leurs personnalités ; par ailleurs, quand quelques dialogues égaient notre lecture, ils ne réussissent à convaincre, tant les protagonistes semblent déclamer un discours savamment retenu et, par extension, peu naturel. Les relations - y compris amoureuses - qui unissent les personnages, leurs épreuves et souffrances, ou au contraire leurs réussites toucheront ainsi bien peu, à notre déception. Du côté du scénario, les défauts de narration sont là aussi présents : nous restons bien souvent en périphérie des évènements, et assistons en parfait spectateur, sans toujours comprendre comment nos héros en sont parvenus là, aux fourches de l’intrigue. Difficile de se laisser porter, et même si le rythme s’accélère parfois, l’ensemble demeure calme, ronronnant. Il y avait pourtant bien des choses à découvrir ! L’auteur s’attaquait à une période peu courante en fantasy, présentait des villes mythiques qui peuplent l’imaginaire et renvoient aussitôt toute une série de visions oniriques. Et surtout, il abordait la thématique bien connue des loups-garous sous un angle historique, reprenant les légendes fondatrices et compulsant une riche documentation. Sans doute si foisonnante que, là encore, nous aurons l’impression de lire un récit analytique plutôt qu’un roman à part entière. Si nous saluons les efforts de l’auteur et son ambition, il manquait toutefois une pincée d’audace à son ouvrage, qui manque ainsi de naturel et fluidité.
Note finale -jeunes lecteurs-: 6/10 Sahagiel |
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